La plupart des Françaises et Français établis à l’étranger savent qu’ils et elles élisent des députés à l’Assemblée nationale : onze au total, élus sur de grandes circonscriptions qui découpent le monde en autant de zones électorales (dont la nôtre, qui couvre la Suisse et le Liechtenstein). Beaucoup moins savent qu’ils et elles ont aussi des conseillères et conseillers des Français de l’étranger : des élus au suffrage universel direct, bien plus proches d’eux, qui les représentent localement et dont le mandat a une portée bien plus grande qu’il n’y paraît.
A la fin du mois de mai 2026, vous pouvez choisir qui occupera ce rôle pour les six prochaines années. Les Français de Suisse romande (circonscription qui regroupe les cantons francophones de Suisse où plus de 137.000 Français sont inscrits au Consulat à Genève) élisent 9 conseillers et également 12 délégués (qui eux ont un rôle plus limité de « simples » grands électeurs aux sénatoriales). C’est là où je me présente sur la liste « Les Ecologistes et Place publique » menée par Ilham Chahdi (plus d’infos ici).
Défendre vos intérêts au quotidien
Le conseil consulaire, c’est l’instance où se décident des choses concrètes : l’attribution des bourses scolaires pour les familles dont les enfants sont inscrits dans le réseau français, les aides sociales d’urgence, les dispositifs de soutien aux associations. Les conseillers y siègent plusieurs fois par an, aux côtés du consul, et se prononcent sur ces dossiers.
Mais leur rôle ne s’arrête pas là. Un conseiller des Français de l’étranger, sil fait son boulot à peu près correctement, fait remonter vos problèmes et vos préoccupations aux bons interlocuteurs : l’AEFE pour les frais de scolarité, la Caisse des Français de l’étranger pour la protection sociale, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour tout ce qui touche à vos droits civiques et plein d’autres enjeux encore. Conseiller, c’est donc un mandat de terrain.
Les conseillers des Français de l’étranger sont les interlocuteurs naturels des députés et des sénateurs qui représentent les Français établis hors de France. Ils et elles alimentent leur travail législatif, signalent ce qui ne fonctionne pas, et contribuent à faire évoluer les textes qui régissent votre vie administrative depuis l’étranger.
Peser sur la politique nationale
C’est le volet le moins connu du mandat, et sans doute le plus structurant. Les quelque 450 conseillers élus à travers le monde forment l’écrasante majorité du collège électoral qui désigne les douze sénateurs représentant les Français établis hors de France. Voter aux élections consulaires, c’est donc aussi influencer la composition du Sénat.
C’est pourquoi la couleur politique de ces élus compte. Notre liste pour les élections de mai 2026 rassemble des sortants qui ont fait leurs preuves sur ce mandat et également des militants de plusieurs partis : les Ecologistes, Place publique, l’Après et Volt. Renforcer la gauche dans les conseils consulaires, c’est renforcer la gauche dans le collège sénatorial, et permettre à des formations comme Place publique de peser davantage.
Eviter l’abstention
L’abstention aux consulaires est structurellement élevée. Beaucoup de Françaises et de Français de Suisse ne savent même pas que ce scrutin existe. Mais voter prend deux clics. Le vote par internet est ouvert du 22 au 27 mai. Et si jamais vous préférez le vote à l’urne, rendez-vous le 31 mai. Pour plus de détails, consultez le site du consulat ici. Et si vous voulez consulter notre programme, c’est par ici. Pour nous suivre sur les réseaux sociaux et avoir nos dernières actualités, il y a tout sur le linktree de nos alliés écolos ici.